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Alimentation intuitive et équilibre alimentaire

L’alimentation intuitive est un terme qu’on entend de plus en plus souvent (et c’est cool). On peut la résumer sous la forme de manger ce qu’on veut quand on veut le corps en a besoin. Ainsi, on peut se demander si le fait d’avoir aucun interdit, aucune quantité à respecter permet d’atteindre la fameuse alimentation équilibrée?

Qu’appelle-t-on équilibre alimentaire?

L’équilibre alimentaire, sous entendu le fait de manger équilibré, provient de recherches et d’études visant à combattre le surpoids et l’obésité. En étudiant les différents métabolismes, les différents aliments, tout ça tout ça, cela a donné les fameux apports nutritionnels selon son sexe, son âge, son activité physique. Vous ne remarquez rien? Il manque “selon les sensations alimentaires et les émotions”. Bah ce n’est malheureusement pas un oubli. Un calcul de ration ne prend pas en compte une émotion, une envie de manger émotionnelle. La ration (=calcul des calories) prend en compte les calories, les macro et micronutrients. Autant de jolis chiffres qui vont faire du bien à notre petit corps.

Progressivement on arrive dans une alimentation basée sur des jolis chiffres et faisant abstraction des émotions et/ou sensations alimentaires. régime

 

Ce n’est pas aussi simple…

Lorsqu’on mange sur ce mode, c’est à dire de façon contrôlée en toute abstraction de nos cognitions et ressentis, on amorce progressivement un contrôle permanent de l’alimentation. Ce dernier crée un “stress alimentaire”. Peur de mal faire, de grossir, de ne pas manger équilibré, de ne pas avoir tout les nutriments. Toute cette pression est lourde à gérer. C’est dommage quand on sait que le but est de s’alléger en terme de poids. On allège le poids, mais on charge négativement le coté émotionnel. stress alimentaire

 

Quand ça dérape (et c’est normal)

C’est normal, parce que personne n’est fait pour vivre sous un contrôle permanent de son alimentation. Sauf que tout le monde pense que c’est normal.

Oulala j’ai mangé un bout de chocolat.

Mince j’aurai pas du, c’est pas light.

Je n’ai pas mangé assez de légumes aujourd’hui.

Etc…

Autant de phrases, pardon autant d’injonctions négatives que l’on se dit quotidiennement. Ainsi, on se punit, on se culpabilise.

Si tout le monde dit qu’il faut manger équilibré et que je n’y arrive pas, c’est sans doute que je n’ai pas de volonté, que je suis faible.

Non, on est simplement humain. Avec ses failles, avec ses forces. A force de lutter, lorsqu’on “craque” (moi je dis plutôt quand on arrête de faire un régime), on va manger beaucoup plus que prévu. Beaucoup plus de l’aliment interdit justement parce qu’il est interdit!!! Vu qu’on en a manqué beaucoup on va remplir les stocks vides. Puis on va faire les provisions vu qu’on va à nouveau se l’interdire.

Souvent les aliments diabolisés sont gras et/ou sucrés. Du coup quand on mange en grandes quantités, à la longue ils peuvent avoir un impact négatif sur la santé. Ce qui vient à prouver la pro alimentation hyper équilibrée, ce qui revient à conforter sa pensée qu’on a fait un écart et la culpabilité.

la restriction augmente les quantités

L’alimentation intuitive permet-elle de manger équilibrée?

Cette approche psychonutritionnelle portée notamment par le G.R.O.S. permet de traiter la restriction cognitive. Ainsi, nous devenons des mangeurs conscients, libres. Libres de toute culpabilité face à un gâteau ou une tranche de saucisson. On redevient à l’écoute de nos sensations alimentaires, et donc de notre faim, satiété et appétits spécifiques.

Appétits quoi?!

Appétits spécifiques. Il s’agit de signaux inconscients que nous envoie notre corps. Quand on ne lutte plus contre lui, il se montre un super allié pour nous maintenir dans un état nutritionnel bon. Ces signaux nous donnent des envies particulières. Prenons l’exemple de l’été, la chaleur, la déshydratation. On aura alors plus envie de choses fraiches, froides, gorgées d’eau. Ainsi on augmentera de façon intuitive notre apport en eau et cela contribuera à la thermorégulation du corps. En écoutant son corps et donc les sensations alimentaires après une part de gâteau, comme on sait qu’on y a droit, et la culpabilité restant bien loin (d’ailleurs elle ne vient pas du tout) on ne sera pas tenté de prendre une autre part. Cela nous suffira. On aura contenté notre envie, notre corps, notre psychisme. Les repas suivant quand on aura faim, on s’orientera alors vers un aliment contenant d’autres macro et micro-nutriments que notre gâteau. L’équilibre alimentaire se fera alors sur la semaine, de manière inconsciente et bienveillante envers vous même. mangeur apaisé

 

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