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Diabète de type 1, rencontre avec Steve Cooksey, le Diabète Warrior des US.

Diabète T1 versus Steve Cooksey, l’Alien VS Predator de l’HbC1.

La genèse:

Alors que je commençais à m’intéresser à l’alimentation dans le but d’en mesurer l’efficacité sur ma santé, je suis rapidement tombé sur Steve Cooksey.
Je suis diabétique de type 1 depuis 1996, (j’avais alors 11 ans). Je ne comprenais pas trop le concept du traitement du diabète.
C’était avant l’avènement de l’insulinothérapie fonctionnelle* (gloire à elle).

Quand on est diabétique, les endocrinos, diabétos etc… nous conseils de manger nos grosses doses de féculent, matin, midi et soir… (par pitié, lors des hypos en hospits, arrêtez de nous re-sucrer au pain blanc).
Seulement voilà, pourquoi, nous qui avons un problème de régulation des glucides, on nous invite à en manger?
Je ne comprenais pas trop le concept, manger des glucides et s’envoyer plus d’insuline… Certains répondent que c’est pour avoir une vie “normale” (que je déteste ce mot…). On entend aussi que les glucides sont vitaux, ok, mais dans une moindre mesure… Bref, je m’épancherais là dessus dans un autre article.
Revenons en à nos moutons…

STEVE COOKSEY!

Steve Cooksey, diabète et paléo

 

Steve Cooksey est la bête noire des glucides, et du diabète.
En 2009, Steve a été diagnostiqué diabétique de type 1 (oui oui, de type 1). Il avait une glycémie à plus de 7gr et une HBC1 pas racontable. Par conséquent, il est ressorti de l’hôpital avec un shéma d’insuline de 4 injections par jour.
Grâce à une alimentation type “paléo” et pauvre en glucides, il a réussi à faire taire son diabète, et à ne plus avoir besoin d’insuline ou autre médocs.

Steve Cooksey, diabète & transformation.

Il est pour moi une réelle source d’inspiration, et je me sens moins seul dans ma démarche de soin. Quand j’ai envie de m’envoyer un gros gâteau, c’est souvent à lui que je pense, en me disant que moi aussi, je peux y arriver.
Le mec est même parti en Alaska se taper un trip “Into the wild” histoire de vivre son truc à fond, crachant à la face du monde ses glycémies parfaites et sa vie sans insuline (rien de péjoratif dans ce que je viens de dire).

J’ai la chance de pouvoir échanger avec Steve, et il m’a gratifié d’une interview en 6 questions pour nous, pour vous.

Rencontre avec mon diabète warrior préféré:

– Salut Steve! Peux tu nous présenter tes antécédents médicaux?

J’ai grandi en étant très actif et donc,  j’ai toujours fait du sport. Cependant, le rhume, la toux et les infections des sinus étaient très fréquentes. Je pensais que c’était normal et que tout le monde était malade…épisodiquement.

En vieillissant, j’étais de plus en plus malade et de manière de plus en plus sévère. A l’âge de 47 ans en 2009, j’étais  obèse et malade chronique. J’avais perdu du poids deux fois, mais repris à chaque fois un peu plus que ce que j’avais perdu. Après qu’on m’ait diagnostiqué de l’ «asthme  épisodique», j’avais renoncé à être en bonne santé et en forme … je pensais que la maladie était mon seul avenir.
Un diagnostic de diabète en Février 2009 a confirmé tout ça. 🙂

– Qu’elles ont été tes motivations et recherches pour reprendre ta santé en main?

Motivations? Mes deux grands-mères.
Une diabétique type 1, et une type 2. Elles sont toutes deux mortes de complications liées au diabète, donc je savais où le chemin du diabète me conduirait si je suivais les conseils typiques qu’on donne aux diabétiques. AVC, bypass, crises cardiaques, défaillances d’organes et amputations étaient mes perspectives d’avenir.

Pour les recherches, j’ai expérimenté par moi même la réduction des glucides et j’ai pu réduire les médicaments et l’insuline grâce à l’alimentation “low carbs”.

J’ai cherché sur internet et j’ai trouvé MarksDailyApple.com (Mark Sisson), et ça m’a boosté à chercher et approfondir encore plus la question de l’alimentation.

– A quoi ressemble ta journée typique?

J’ai une alimentation très faible en glucides, généralement moins de 20 grammes par jour. Je mange principalement des viandes grasses, des œufs et des légumes verts à feuilles. Je fais du sport presque tous les jours de la semaine.

– Quels sont tes plus grands défis?

Je n’ai pas plus de défis personnels. Le plus grand à été de  passer à une alimentation «très faible en glucides», je me suis battu contre les addictions aux glucides (féculents, sucres et céréales), comme tout le monde.
Cependant, je n’ai jamais vraiment “galéré”, en grande partie grâce à ce qu’ont vécu mes grands-mères. Je savais où ce chemin me mènerait … 🙁

– Enfin, est-ce que tu as des trucs et astuces à donner aux lecteurs qui veulent prendre le contrôle de leur santé?

Je suggère (et supplie même) aux gens de suivre une véritable low-carb expérience,  avec de la vraie nourriture , et des menus comme le mien pendant 30 jours.

Il n’y a pas de “trucs”, il suffit de le faire.
Donc décidez que vous voulez vivre … plus que vous ne voulez manger des biscuits, des gâteaux, du pain, des pâtes, des bonbons, etc.
Je l’ai fait.♥

– Steve, qu’est-ce qu’on peux te souhaiter?

Une longue vie à … VIVRE!

– Je te remercie d’avoir pris le temps de lire et répondre à ces questions.

Aurélie, je te remercie de me permettre de partager mon histoire. 🙂

– Merci Pour tout ce que tu fais Steve, je te souhaite plein de belles choses, pour toi et tes proches.

Tout le meilleur pour toi et les tiens. Paix, amour et «faible teneur en glucides». 🙂

Retrouvez l’intégral de Steve sur son blog: www.diabetes-warrior.net

*Insulinothérapie fonctionelle:

L’ITF permet au patient diabétique d’adapter son traitement d’insuline à son mode de vie plutôt que de s’imposer une discipline de vie quotidienne relative à son traitement. Et donc, l’objectif est de reproduire à la perfection le schéma physiologique de l’insuline, en mettant en avant la fonction première de l’insuline.

La mise en pratique de cette thérapie repose sur une parfaite évaluation des glucides absorbés. En conséquence, des formules simples élaborées par des diabétologues permettent au patient de calculer précisément la dose d’insuline qui lui sera nécessaire au moment des repas en fonction de son alimentation et de ses activités.

Par conséquent, cette thérapie permet donc une plus grande autonomie du patient qui devient responsable de la gestion de sa maladie.
Source Wikipédia

 

En conclusion, je rajouterais une chose. Il est important d’être actif et acteur dans son protocole de soin. Tout le monde ne peux pas se lancer dans un virage alimentaire. Il faut dire qu’on nous a tellement rabâché des schémas alimentaires types et des “normalités” qui n’existent pas qu’il est en conséquence difficile d’en sortir et de se rendre hors des sentiers battus.

Tout d’abord, si vous décidiez de tester le low carb pour votre DT1 ou même votre DT2, je ne peux que vous conseillez de vous faire entourer par un professionnel compétent. En premier lieu, tentez d’en parler à votre généraliste. Bah oui, parce qu’il sera surement le plus à même de vous diriger vers un diét/nutrio compétent.
Enfin, tentez d’en parler à votre diabéto. C’est probablement ce qui semblerait le plus pertinent. Pour un peu qu’il soit ouvert d’esprit, un avec un peu de chance, ça peut passer 😉

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