AIP, le concept, Diaporama, Lifestyle, Non classé, Témoignages

Etre à l’épreuve du temps

Aujourd’hui mes petits Pandas Warriors on va parler du temps. Non pas de la météo, mais de cette notion qui est sans cesse en mouvement et dont on ne peut pas se défaire. Cette semaine je suis seul, ma chérie m’ayant lâchement abandonné pour aller au bord d’une piscine et prendre du temps pour elle dans le Sud. Autant vous dire que je l’ai encouragé dans cette voie, car on sait les bénéfices à prendre du temps pour soi. Ca me fait tout bizarre d’être seul le soir, de savoir que les méduses ne trainent plus dans la salle de bains, que les vinyles de Guns&Roses restent bien bien au fond du placard. Donc j’ai du temps. Du temps pour moi, pour vous écrire, pour regarder la pluie qui tombe. #pourquoilapluiejusteleweekend

 

Prisonnier de l’attente, on va se faire un remake de Prison Break!

Dans la vie d’une manière générale on passe notre vie à attendre. On peut attendre plein de choses comme des personnes, une réponse, la disparition d’un symptôme. Plus nous accordons d’importance à l’objet de notre attente, plus le temps nous parait long. Moi j’attends ma chérie et notre cacahuète, un mail assez important pour une formation, des réponses à divers trucs. Mais bon surtout mes 2 chéries. Faut pas déconner quand même!!! Donc autant vous dire que la fin du mois de Juillet est assez excitante. Rassurez vous ma vie est loin d’être chiante d’habitude. Que nenni mon bon ami! Mais en cette dernière semaine, je m’aperçois que les heures s’égrainent plus lentement. Me voici prisonnier de mes attentes. 

 

MAI, AIP et amélioration des symptômes.

Quand on commence l’AIP, les attentes sont grandes. A juste titre d’ailleurs. Une question revient souvent:

Au bout de combien de temps peut on constater une amélioration/diminution des symptômes?

Malheureusement ce temps étant différent pour chacun, les réponses ne rassurent guère ou restent vagues. Le but du protocole AIP étant de diminuer l’état inflammatoire, il est donc logique de vouloir que ça aille vite. Personne n’aime souffrir. Personne ne se dit:

Tiens je vais souffrir encore un peu aujourd’hui. J’aime bien. J’espère que ma santé va s’améliorer dans longtemps, j’aime tellement en chier.

Evidemment que non. L’inflammation chronique fatigue le corps (magnifique et touchant témoignage ici). La barrière intestinale n’assure plus son rôle et c’est le bordel. La réparer prend du temps. Ce n’est pas un simple mur de LEGO. Avant même qu’elle puisse se réparer et ainsi retrouver toutes ses fonctions, il faut en premier que l’inflammation diminue. C’est le but de la phase d’exclusion du protocole. Supprimer tout aliment qui entretien le « leaky gut » aka hyperperméabilité intestinale. C’est un peu comme lorsqu’on a une fuite d’eau chez nous. Ca fuit, y’en a partout, ça inonde tout l’appart. On appelle alors un gentil plombier afin qu’il vienne en urgence. Puis on attend… Quand il arrive il répare le truc avec ses outils et hop c’est tout good. Voyez la phase d’exclusion comme les outils nécessaires pour que votre corps répare la barrière intestinale.  

 

Que faire en attendant le plombier?

Et si la clé était de ne pas attendre le plombier comme le messie? Vous risquez de vous enfermer dans votre attente. Ainsi, le temps vous paraitra plus long. Il est important de se concentrer le moment présent. De ne plus penser au symptôme d’hier, de ne pas imaginer celui de demain. Simplement de vivre aujourd’hui comme le seul instant qui en vaille le coup. Demain sera toujours demain. Il ne va pas disparaitre. Il va vous attendre patiemment. En attendant? Vivez. Vivez le moment présent. En faisant ça, vous allez aussi vous détacher de vos pensées. Vous détachez des ruminations du passé, mais aussi des projections du futur. Autant de pensées parasites qui vous empêchent de vivre pleinement l’instant présent en installant un stress inconscient. Un des méfaits du stress est malheureusement d’accentuer l’état inflammatoire. Facile à dire mais pas simple à faire. Je sais. J’ai beau ne pas avoir de MAI, je sais les impacts négatifs du stress sur la santé.

 

La musique, d’une passion au burn-out

Avant d’être diét j’ai eu une autre vie. Une vie d’intermittent du spectacle en tant qu’ingénieur du son. Depuis tout gosse je suis un passionné de musique. A l’âge de 14ans je savais que je voulais bossé dans le monde de la musique. Au départ je pensais au studio d’enregistrement puis en allant aux concerts j’ai compris où était ma place. Là sur une putain de scène de rock!

J’ai donc axé mes études dans cette passion dévorante. (Ah oui j’ai oublié de vous dire que parallèlement à tout ça j’ai toujours été un anxieux de nature. Une situation, 300000000000 scenari. Oui oui c’est moi) Donc une fois mes études terminées j’ai commencé à bosser. Au début ça va tu commences en bas de l’échelle, du coup tu as pas trop de pression.

Ce qu’il faut savoir quand on est intermittent du spectacle c’est qu’afin de bénéficier du statut il faut faire un certains nombre d’heures de travail en une période donnée. Sauf que l’activité culturelle est souvent fonction des vacances et du temps. En gros de Juin à Aout t’oublies ta vie sociale et personnelle. Tu bosses. Rien que ça, ça te met une petite pression. Compter tes contrats, regarder la dead-line en espérant faire toutes tes heures sinon tu vas crever la dalle et ramer financièrement. Hmmm le bon gout du stress sous jacent…

Au fur et à mesure je prenais du gallon, mes principaux patrons me faisant confiance. Et quand tu prends du grade, tu prends un peu de pression au passage. Je représentais l’image de ma boite, je sentais l’attente des organisateurs, des musiciens, du public. Donc tout ça sur mes petites épaules. Figurez vous que c’était un peu lourd à porter. J’ai donc commencé à faire des crises d’angoisse, à devenir agoraphobe (complexe quand tu bosses sur des concerts). Je ne vivais plus. Je pensais en permanence au concert d’hier, ce que j’aurai pu amélioré et au concert à venir, comment faire tel ou tel réglage. En faisant ça je nourrissais mon stress, je me détruisais psychologiquement.

Un jour en pleine haute saison, le stress a gagné. Diagnostique: Burn-out.

Ca c’est fait…

 

Réévaluation du temps

J’ai donc pris quelques mois pour savoir vers quel domaine professionnel j’allais me rediriger. C’est ainsi que je suis devenu diet’. Au delà de la réflexion sur ma reconversion, ces quelques mois de repos, mon pétage de plombs Et une thérapie m’ont permis d’aborder la vie sous un autre angle. Le passé ne pourra jamais être changé. Le futur, quant à lui, est tellement incertain que faire des plans sur la comète reste le meilleur moyen de se planter et d’être déçu. Bien sur je n’ai pas eu cette révélation en 3 mois. Non. Plutôt en quelques années, parallèlement à mes formations sur les émotions et l’aspect psychologique du comportement alimentaire. Je ne suis pas un maitre zen ou autre. Personne n’étant parfait, même pas moi (désolé chérie) je me fais également piéger de temps en temps. Le tout est d’aborder la vie en profitant du moment présent, en se libérant un maximum du stress.

Le protocole AIP n’est pas une simple modification de l’alimentation. C’est également un mode de vie préservant notre système immunitaire. Un des axes de l’AIP est la méditation/gestion du stress. En ce moment la pleine conscience (mindfulness) à le vent en poupe. C’est cool, car elle permet de vivre l’instant présent en cassant les boucles ruminations et anticipations outrancières. En se libérant de tout ça, on peut alors vivre le moment présent, libéré du stress, libéré du temps. Laissant ainsi le temps nécessaire à notre corps pour se réparer afin d’améliorer votre santé.

Take your time.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *