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« Je suis fatiguée ». La vérité derrière les mots.

Je suis fatiguée.

Aaaaah la fatigue… Ces mots vous semblent familiers?

Ces trois mots sont précisément la réponse qui résume le mieux mon quotidien avec mes pathologies chroniques.

Toutefois, il y a une réalité tellement plus profonde derrière, que « Je suis fatiguée » retranscrit seulement la partie visible de l’iceberg.

Ce que je veux dire vraiment quand je dis « Je suis fatiguée » ce n’est pas que je suis « encore » fatiguée mais plutôt que je suis carrément épuisée. Mais même si je disais : « Je suis épuisée » ça ne dépeindrait toujours pas exactement ce que je ressens.
Vous voyez, je ne vais pas vous dire que vivre avec une ou plusieurs pathologies chroniques est difficile. C’est évident, et peut-être que je vous en parlerais dans un prochain article.

la fatigue

La fatigue & la maladie:

La fatigue est un symptôme commun aux gens qui ont des maladies chroniques.
Vous pouvez être certain que si une malade vous répond « ça va, je suis juste fatiguée », en réalité, ça ne va pas. « Je suis fatiguée » est juste la façon la plus simple d’exprimer qu’on est pas au top du tout. C’est un peu notre solution de facilité à nous.

Ce qui se cache derrière un « je suis fatiguée », c’est souvent une toute autre vérité. C’est un ensemble de fatigue physique et psychologique.
Une frustration de ne pas avoir toujours le dessus sur nos corps.

Pour vous rendre compte un peu, vous voyez quand vous en avez plein de le c%$ du boulot, bah vous attendez le week-end ou les vacances pour décompresser. Quand on est malade, on a pas de week-end, ni vacances. Ok il y a les périodes sans poussées inflammatoires, mais c’est au prix des efforts qu’on fait. Aucune relâche. Jamais.

Ou alors, ce n’est pas sans conséquences.

Le répit:

Je dis souvent que je voudrais tellement des vacances loin de la maladie, une fois dans ma vie, mais ça n’arrivera surement pas. J’ai donc ensuite espéré un weekend, et au final, je donnerais cher, juste pour une seule journée.

Une journée sans traitement, une journée sans hypo, sans hyper, sans douleurs, sans une pharmacie dans le sac à main, sans penser à la gestion des stocks des médocs, sans avoir à anticiper sur la pyostacine en cas de poussée, sur le skenan en cas de douleurs, les bandelettes, les insulines, les embouts de seringues, le dextro, sans de quoi me re-sucrer n’importe où et ce plusieurs fois (au cas où), sans me demander ce que je vais pouvoir trouver à manger, sans tea tree dans le sac à main au cas où une cicatrice commence a boursouflé, des pansements Mepilex à 70 balles la boite de 10, sans me demander si les fringues que je porte ne vont pas irriter mes cicatrices ou les zones de fistules, sans fatigue.

Donc quand vous demandez à quelqu’un de malade comment il va et qu’il vous répond qu’il est fatigué, vous pouvez être quasiment certain de quelque chose: Il a pas envie de vous en parler. Pas envie de vous dire qu’il est malade, qu’il en peux plus et qu’il ne veux plus de cette foutue maladie. Alors, un modéré « je suis fatiguée », c’est aussi une sorte de « Ta gu%$e » poli et amical. Une façon de clore le sujet.

Quelque part c’est surement pour pas qu’on nous en demande plus. Parce que parler d’autre chose, ça nous permet d’avoir un peu moins le nez dans notre mer$e maladie.

Je vous laisse, je suis fatiguée 😉

Bisous

A.

2 thoughts on “« Je suis fatiguée ». La vérité derrière les mots.

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