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Paléo AIP : Les pseudo-céréales

Les pseudo-céréales font souvent partie des questions qui reviennent fréquemment. Je vous propose aujourd’hui de comprendre pourquoi elles sont proscrites pendant le protocole AIP.

Que ce soit en paléo ou en AIP, il y a quelque chose qui reste une certitude, ce sont les céréales. Nous sommes tous d’accord là dessus : On en mange plus. Pourquoi ? A cause de leurs antinutriments ou encore de leurs proteines comme le gluten. Ajoutez à ça un indice glycémique élevé et vous avez un combo gagnant (ou perdant dans ce cas là).

Selon Wikipédia :

Les pseudo-céréales sont des plantes dicotylédones dont on consomme les graines plus ou moins à la manière des céréales. Contrairement aux vraies céréales, ce ne sont pas des graminées. Leur graines peuvent être moulues et réduites en farine et utilisées comme celles des céréales. 

Sarrasin, Céréales, Régime Alimentaire

Pseudo-céréales : qui sont-elles ?

Les pseudo-céréales (sarrasin, quinoa, teff, amaranthe …) sont des aliments qui ressemblent aux céréales du point de vue de la personne qui les mange, mais ne sont pas biologiquement membres du même groupe. Biologiquement parlant, les céréales appartiennent au groupe des monocotylédones. En revanche, les pseudo-céréales sont les graines des plantes à feuilles larges et appartiennent à un groupe différent appelé dicotylédone.

Les pseudo-céréales peuvent sembler hyper intéressantes (et elles le sont dans bien des cas, mais revenons en à nos moutons). Sans gluten, apport varié (par exemple, le quinoa n’apporte pas que du glucide, c’est également une source de proteine complète), riches en nutriments (vitamines B, fer, …). Enfin, elles sont proches de leur forme originelle. A l’inverse du blé ou du maïs par exemple qui de part leur culture intensive, ont vu leur forme modifiée de manière hybride au fil des années, et ça, nos corps ne sont pas fait pour le tolérer.

Elles contiennent également 4 composés chimiques connus comme pouvant provoquer des problème digestifs:

Intestin, Corps Humain, Le Système Digestif, Ventre

Les lectines :

Les lectines sont une famille de proteines qui se lient à certains glucides. Votre corps n’arrive plus a les reconnaitre et se met alors à les digérer comme de simples sucres. Elles arrivent donc a traverser votre paroi intestinale, peuvent générer une inflammation, favorisent l’hyper-perméabilité intestinale et endommage la muqueuse du système digestif.

Les saponines :

Les saponines sont des molécules naturellement fabriquées par des végétaux et des animaux, mais dont le rôle n’est pas encore bien compris. Ce que l’ont sait toutefois, c’est que les saponines présentent un aspect toxiques. Dans le sang ou dans les tissus, elles provoquent la dissolution de cellules, de tissus ou des globules rouges. Les saponines sont en concentration importante dans les pseudo-céréales.

De petites doses de certaines saponines alimentaires (telles que celles présentes dans les fruits et les légumes) pourraient être importantes pour faciliter l’absorption de certains minéraux. Cependant, les légumineuses et les pseudo-céréales contiennent très de fortes doses de saponines (et, en général, contiennent des types de saponines qui interagissent plus fortement avec le cholestérol). Les saponines alimentaires de ces aliments sont connues pour augmenter la perméabilité de l’intestin (c’est-à-dire causer la perforation d’un intestin), probablement en tuant les entérocytes (les cellules, en général, ne survivent pas aux changements importants et irréversibles de la perméabilité membranaire). Fait intéressant, même lorsqu’une quantité sublétale de pores de saponine se forme dans la membrane superficielle de l’entérocyte, la cellule perd sa capacité à transporter activement les nutriments, en particulier les glucides. Bien que ralentir le transport du sucre de l’intestin vers le sang semble être une bonne chose à la surface, l’augmentation irréversible de la perméabilité de l’intestin n’en vaut tout simplement pas la peine! 
Lorsque de grandes quantités de saponines alimentaires sont consommées (en particulier en présence d’un intestin qui fuit déjà), les saponines peuvent s’infiltrer dans le sang. 
Lorsque les saponines pénètrent dans le sang à des concentrations suffisantes, elles provoquent une hémolyse (destruction de la membrane cellulaire des globules rouges). 
Les saponines ont également une activité semblable à celle des adjuvants, ce qui signifie qu’elles sont capables d’affecter le système immunitaire, entraînant la production de cytokines pro-inflammatoires (encore une fois, les messagers chimiques qui ordonnent aux globules blancs d’attaquer) et de contribuer davantage à l’inflammation du corps.

Sarah Ballantyne

Les Inhibiteurs de protéase :

Les inhibiteurs de protéase inhibent certaines des enzymes clés qui nous aident à digérer les protéines. La plus connue de ces enzymes protéases est la trypsine. La plupart des études menées par l’USDA (Département de l’Agriculture des Etats-Unis) au cours des années ont porté sur les inhibiteurs de la trypsine dans le soja, mais ces anti-nutriments se retrouvent également dans d’autres haricots, céréales, noix, graines, pseudo-céréales, légumes de la famille des solanacées (pommes de terre, tomates, aubergines,…) et divers fruits et légumes.

Traditionnellement, peu de ces aliments causaient des problèmes de santé car ils étaient rarement consommés tous les jours et la cuisson désactivait la plupart des inhibiteurs de protéase. Mais compte tenu de la tendance croissante à la satiété par les aliments végétaux, de la mode des cuisines al dente et des aliments «vivants» (crus) végétaliens, de plus en plus de personnes consomment des aliments dont la teneur en inhibiteur de protéase est intacte. Les partisans des régimes à base de plantes croient généralement que leur régime fournit beaucoup de protéines, mais ce principe ne tient pas compte du fait que les protéines avalées ne sont pas les mêmes que les protéines digérées lorsque les inhibiteurs de protéase sont au premier plan. Sans protéines utilisables de haute qualité, la croissance, la réparation, l’immunité, la formation d’hormones et tous les processus métaboliques en souffriront.

L’acide phytique :

L’acide phytique est une autre raison pour laquelle les pseudo-céréales ne sont pas simplement des substituts inoffensifs. Également présent dans les noix, l’acide phytique est un composé que les humains ne peuvent pas digérer. En substance, il se lie aux minéraux contenus dans les aliments et nous empêche de les absorber. Même si le panneau de la valeur nutritive d’un aliment est impressionnant, aucun de ces nutriments ne vous sera utile si l’acide phytique contenu dans les aliments empêche votre corps de les utiliser. L’acide phytique peut également interférer avec les enzymes digestives et irriter votre intestin.

L’acide phytique est la forme de stockage du phosphore que l’on trouve dans de nombreuses plantes, en particulier dans le son ou la coque des céréales et dans les noix et les graines. Bien que les herbivores comme les vaches et les moutons puissent digérer l’acide phytique, les humains ne le peuvent pas. C’est une mauvaise nouvelle car l’acide phytique se lie aux minéraux (en particulier le fer et le zinc) dans les aliments et nous empêche de les absorber. Des études suggèrent que nous absorbons environ 20% de plus de zinc et 60% de magnésium de plus dans nos aliments en l’absence d’acide phytique. Il est important de noter que l’acide phytique ne nettoie pas les minéraux déjà stockés dans le corps, il inhibe seulement l’absorption des minéraux des aliments contenant de l’acide phytique.

Acide phytique, enzymes et proteines

L’acide phytique interfère avec les enzymes nécessaires à la digestion de nos aliments, notamment la pepsine, nécessaire à la dégradation des protéines dans l’estomac, et l’amylase, essentielle à la dégradation de l’amidon. L’acide phytique inhibe également l’enzyme trypsine, nécessaire à la digestion des protéines dans l’intestin grêle.

Comme la plupart des personnes qui suivent un régime paléo auront probablement déjà entendu dire, les régimes riches en phytates provoquent des carences en minéraux. Par exemple, le rachitisme et l’ostéoporose sont fréquents dans les sociétés où les céréales sont une base de l’alimentation

J’espère que cet article vous aidera à mieux comprendre pourquoi les pseudo-céréales ne sont pas préconisées en cas de maladie auto-immune. La jungle alimentaire est parfois difficile à comprendre, j’essai modestement via des articles comme celui-ci, de vous aider à comprendre comment tout cela fonctionne.

Des bisous.
A.

Sources :
chriskresser.com
paleoleap.com
fr.wikipedia.org
westonaprice.org
realeverything.com
thepaleomom.com


1 thought on “Paléo AIP : Les pseudo-céréales

  1. je vois tes sources… tout ce que je n’ai pas encore eu le courage de déchiffrer avec google trad… et tu m’en fais un résumé… quel bonheur !

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