AIP, AIP, le concept

Protocole AIP, l’impact de l’alimentation sur les maladies auto-immunes.

Bonjour à tous!
Voilà, enfin! Aujourd’hui, je vais aborder le cœur du sujet (mon cœur à moi étant complètement pouet-pouet pour qui vous savez), le protocole AIP.

Le protocole AIP:  Quoi? Qui? Où? Quand? Comment? Pourquoi?

Protocole AIP: Prendre en main son alimentation

En premier lieu, oui, je sais, avancé comme ça, c’est pas très glamour. Cependant, quand on bosse dans la com’ et le marketing, on adopte des stratégies qu’on a parfois tendance à appliquer à des choses du quotidien à TOUT. Mais bref, je vais me baser sur cet outil d’analyse critique construit sur le questionnement systématique, afin d’aborder le protocole sous toutes ses coutures ainsi que d’en identifier les aspects essentiels. </mode relou off>

Le protocole AIP, qu’est-ce que c’est?

Donc, le protocole AIP vient de l’english pour Auto Immun Protocol. C’est un mode alimentaire (et un peu plus) qui a pour but de faire taire ou mettre sous contrôle les pathologies auto-immunes.
Il est le fruit des travaux du Dr. Sarah Ballantyne, aux USA. Vous avez peut-être entendu parlé de Paleo Mom? Oui? Non? (Je ne prend pas cette réponse en considération, on va faire semblant)Et bah voilà, c’est Ze Sarah!

 

paleo mom
Sarah Ballantyne PhD

Sarah Ballantyne aka Paleo Mom

Je vous la fait courte, mais Sarah Ballantyne a commencé sa carrière universitaire en physique et obtenu un bachelor avec une distinction d’honneur de l’Université de Victoria, au Canada en 1999. Elle a ensuite réalisé une thèse sur la radiothérapie dans le cas du cancer de la prostate. Sarah a obtenu son doctorat en biophysique médicale à l’Université de Western Ontario en 2003, à l’âge de 26 ans. Sa thèse de doctorat a été intitulé «Lésions progressives hépatiques au cours du syndrome de réponse inflammatoire systémique: hème oxygénase comme cible thérapeutique». Sa recherche doctorale a englobé l’inflammation, l’immunité innée, les enzymes anti-inflammatoires et anti-oxydantes endogènes, les techniques de thérapie génique, la micro-circulation et la biologie vasculaire, la santé du foie et la médecine de soins intensifs.
Vous aurez compris que la nénette, c’est pas une brêle! Elle a obtenu des subventions, des distinctions, et la reconnaissance de ses pairs. Je vous détaillerai son parcours lors d’un prochain article. Ça vous va?

 

 

Donc l’objectif, c’est de réduire ou faire taire l’inflammation de l’organisme dans le cas de pathologies inflammatoires et/ou auto immunes (appelées MAI sur ce blog, souvenez vous en, on l’utilise souvent).

On sait que 80% de notre système immunitaire se loge dans notre intestin, on part alors sur le principe que si on soigne notre intestin, cela aura une répercussion positive sur le système immunitaire. Vous me suivez?

Maladies auto-immunes, l’épidémie de notre civilisation.

Sauf si vous vivez sur Mars ou dans  une grotte, vous ne serez pas passé à côté de ce qui se passe en ce moment. Vous les entendez de plus en plus ces quelques mots: MALADIE AUTO IMMUNE. On parle même d’épidémie auto-immune et dénombrons plus d’une centaine de pathologie MAI aujourd’hui.
Nb: aux USA, on recense 50 millions de personnes atteintes par une ou des pathologies auto-immunes.

Bien que la prédisposition génétique représente environ un tiers de votre risque de développer une maladie auto-immune, les deux autres tiers proviennent de votre environnement, votre alimentation et votre style de vie. Des chercheurs sont d’accord pour dire que certains facteurs alimentaires sont les contributeurs principaux des MAI, au même titre que certaines pathologies directement liées à l’alimentation, comme le diabète de type 2 ou l’obésité.
Consécutivement, cela implique que notre façon de nous alimenter, de vivre, de gérer notre stress par exemple, a un impact directe sur notre MAI. Donc, si on change notre mode alimentaire, notre style de vie etc… cela implique que nous pouvons garder notre MAI sous contrôle.

Et ouai mec! Axel Foley
(Axel Foley style)

 

 

 

Que ton aliment soit ton premier remède.

… C’est pas moi qui l’ai dit, mais Hippocrate, un type pas trop con né il y a fort fort longtemps, avant même que vous savez qui naisse dans une étable, en -460 avant JC (le type de l’étable).
Alors, on oublie tout ce qu’on sait, on recommence!
Le protocole AIP, c’est avant tout prendre de nouvelles habitudes alimentaires. J’essai de manière générale de ne pas utiliser le mot « régime », parce que je trouve qu’il est beaucoup trop connoté négativement, et qu’il n’est pas approprié dans ce cas.

Il se décompose en plusieurs étapes:

  1. La phase d’exclusion
  2. La phase de ré-introduction

 

Phase 1 : La phase éliminatoire.


Donc cette phase dure en générale de 6 à 8 semaines. Parfois 10. Durant cette période, on retire de son alimentation certains aliments et familles d’aliments et favorisons l’incorporation des « bons aliments » en parallèle. Le but est d’obtenir la fin du processus inflammatoire de notre organisme.


On retire :

Les céréales, les légumineuses, les produits laitiers, les sucres et les huiles raffinés, les œufs, les graines, les fruits à coques, les solanacées, le gluten, l’alcool, les édulcorants, les émulsifiants, les additifs alimentaires et les épaississants.

On mange :

Des abats, du poissons, des crustacés, des légumes de toutes sortes (verts, colorés, légumes de la mer, et même des crucifères), herbes, épices, viande de qualité, bonnes graisses, fruits, aliments probiotiques/fermentés, aliments riches en glycine.

 

Phase 2 : la réintroduction

Ensuite, vient la réintroduction lorsque le patient sent son état inflammatoire stabilisé. En général, réintroduire un seul aliment tous les cinq à sept jours et observer les symptômes.
Toutefois, les symptômes d’une réaction ne sont pas toujours évidents:

  • Retour des symptômes de votre maladie ou aggravation
  • symptômes gastro-intestinaux: douleur abdominale, brûlures d’estomac, des nausées, la constipation, la diarrhée, …
  • Réduction de l’énergie, la fatigue
  • Pulsions pour le sucre, la graisse ou la caféine
  • Problèmes de sommeil
  • Maux de tête (légers à la migraine)
  • Vertiges ou étourdissements
  • Augmentation de la production de mucus: mucosités, nez qui coule, ou rhinopharyngite
  • Toux
  • Les yeux ou la bouche qui démangent
  • Éternuements
  • Malaises et douleurs: musculaires, articulaires, des tendons ou des ligaments
  • Les changements cutanés: éruptions cutanées, acné, peau sèche, petites plaques roses ou taches, cheveux secs.
  • problèmes de l’humeur: les sautes d’humeur, se sentir faible ou déprimé
  • Anxiété, moins capable de gérer le stress

 

L’analyse:

C’est maintenant fait, vous avez déterminé quels aliments vous provoquent des réactions, trouvez vos nouvelles habitudes alimentaires et vous êtes devenu un pro de la noix de coco. En conclusion, vous avez fait la plus grosse partie du boulot!

 

Parallèlement:

En premier lieu l’approche alimentaire. C’est bien, mais il est indispensable de prendre le taureau par les cornes.
Ensuite il vous faudra modifier d’autres éléments qui peuvent favoriser des poussées inflammatoires. Par exemple le sommeil ou encore l’exercice. Nous verrons cela dans un autre article.
Il est vrai que la transition alimentaire peut vous sembler importante à elle seule. Toutefois, vous verrez, vous vous y ferez assez facilement. D’autant plus que les premiers signaux bénéfiques se feront ressentir.

  1. Premièrement, vous allez réapprendre à cuisiner et à être aux commandes de votre alimentation. Cela va vous apportez un gain en estime personnelle (vous pouvez lire cet article de Pierrick à ce sujet). C’est un point bonus non négligeable.
  2. Deuxièmement, vous allez (enfin) ressentir un gain en énergie au bout de la 4ème semaine en moyenne. Croyez moi, vous allez beaucoup apprécier ça!
  3. Troisièmement, vous allez découvrir une nouvelle facette de votre personnalité. Faire le choix d’être acteur de sa santé, et pas seulement « patient » face à celle ci, va vous donner une autre vision de vous-même. Vous allez vous écouter, vous allez mieux vous connaitre et donc être plus alerte sur les signaux que votre corps vous envois (coucou les cytokines!).

On récapépète! QQOQCP!

Quoi?

Le protocole AIP (Auto Immune Protocol)

Qui?

Du Dr Sarah Ballantyne pour les personnes atteintent de pathologies auto-immunes.

Où?

Ça vient des US, mais faites ça dans votre cuisine 😉

Quand?

Maintenant! Ou des que vous vous sentirez prêt à sauter le cap.

Comment?

En se lançant dans une phase d’exclusion, puis de réintroduction.

Pourquoi?

Pour dorloter votre intestin, siège principal de votre système immunitaire et enfin prendre votre santé en main.

Le mot de la fin

Maintenant voilà, vous avez en main déjà pas mal d’infos pour commencer à mettre en place votre prochaine transition.
Ensuite, pour plus d’infos, de conseils, etc… Retrouvez nous ici, un peu plus bas, ou encore sur les réseaux sociaux. Vous trouverez les liens en bas à droite de cette page.

Sur ce, à tout bientôt 🙂

14 thoughts on “Protocole AIP, l’impact de l’alimentation sur les maladies auto-immunes.

  1. Cher AIPANDA,

    J’ai plusieurs questions concernant le régime AIP :

    – La phase d’éviction complète des aliments non AIP durent seulement 2 mois ?
    – Je pensais que la viande BIO suffisait pour le régime AIP, alors que vous avez écrit : viande nourrit à l’herbe. Je ne sais pas du tout où trouver cela… ??
    – La patate douce, manioc et Igname sont bien AIP ?
    – Je n’aime pas du tout mais vraiment pas les abats… Que faire ?

    Merci de ta réponse.

    Mallaury 😉

    1. Bonjour

      La phase d’exclusion dure minimum 2 mois. Si les symptômes perdurent au delà il est préférable de continuer encore quelques semaines.

      La viande nourrit à l’herbe est de meilleure qualité nutritionnelle. Renseigne toi auprès des AMAP et autres circuits courts ou sur le net.

      Patate douce et manioc sont ok

      Si tu n’aimes pas les abats tu n’es pas obligée de te forcer. Il fait garder du plaisir à manger quand même. Dans la partie recette tu trouveras des idées pour incorporer les abats sous d’autres formes modifiant ainsi l’aspect et le goût.

      1. Ah merci beaucoup cela me rassure.
        Cependant j ai une interrogation dans ma tête
        Voilà je sais que le régime Fodmap est bien pour les symptômes (douleurs ballonement…)
        Moi c est mon principal soucis ces symptômes !
        Si je fais le régime Fodmap avant. Puis AIP et que je ne vois plus de symptômes mais que c est en fait grâce au régime fodmap que j aurais préalablement fait.
        Alors comment savoir si c est juste que j ai plus de symptômes grâce au régime fodmap ou si c est que mon intestin est guérit grâce à AIP ? Désolée je sais pas si c est clair ….

        1. Hello!
          Tu peux aussi suivre un AIP-Fodmap 😉
          Ainsi tu pourras voire l’incidence sur tes symptômes tout en mettant ton intestin au repos. Double combo!
          Ensuite, en ré-intro, tu pourras tester les aliments un à un sur un intestin en pleine forme 😉
          Il n’est pas rare de cumuler AIP et Fodmap.
          Je te mets un lien vers 45 recettes AIP Low Fodmap, si ça peut t’aider: http://www.phoenixhelix.com/2016/10/29/paleo-aip-low-fodmap-recipe-roundup-45-recipes/
          En tout cas, ça donne une bonne idée d’article. Merci.

          1. En fait justement je trouve que c’est encore plus difficile de faire les deux en mm temps.
            J ai donc pensé à d abord faire Fodmap et les reintro familles par familles pour voir ceux que je tolere.
            Puis enchaîner sur AIP. Seulement si je vais mieux avec Fodmap j ai peur de ne pas savoir quand sera le bon moment de commencer la phase de reintro de AIP

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